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D├ęclaration

Posted by AntonisP on March 9, 2015 at 3:30 PM



Le 17 avril 2014 le parlement chypriote a voté une loi qui pénalise le client qui achète des services sexuels auprès d’une victime de trafficking.


Sera-t-il condamné et puni en conséquence ? Ca, c’est une autre histoire … Malheureusement, la formulation de cette loi rend difficile la condamnation du client par le tribunal. En effet, la loi stipule que « le client sait que la femme achetée est une victime ». Ainsi, le client poura toujours invoquer son ignorance pour clamer son innocence.


Mais, après tout, l’essentiel n’est pas là. Ce qui est important est le message que cette loi envoie à la population: Le client est coupable car il est complice d’un crime exécrable: le trafique d’êtres humains.


Quels sont les clients de ce trafique? Les communs des mortels et des mortels pas si communs que ça : Des avocats, des juges, des médecins, des policiers, des magistrats, des ministres, des députés… Excusez-moi si j’en oublie.


 

Quand j’ai appris que cette loi si longtemps attendue fut enfin votée, j’ai pensé à cette jeune moldave qui m’avait dit un soir « Je déteste le patron du cabaret, mais je déteste encore plus les clients ». Et elle a continué en pleurant : « Il m’avait paru sympa. Alors je lui ai demandé de m’aider à me sauver. Je pleurais. Je lui ai dit que la personne qui m’avait envoyée à Chypre m’avait promis un autre type de travail. Je pleurais: « Je ne suis pas une pute ». Il me jeta sur le lit de l’hôtel en disant: « Moi, j’ai payé ».


 

Je me souviens encore de la pauvre sud-américaine victime d’un viol collectif : Le client avait fêté ainsi son anniversaire avec des copains. La fête finit pour la jeune fille dans une clinique privée. L’hémorragie faillit l’envoyer dans un monde meilleur à l’âge de 20 ans.


 

J’ai eu aussi une pensée pour L. vendue très cher - car elle était vierge - à un vieux. Comme elle avait résisté, le vieux l’a ramenée au cabaret où elle reçu une correction dont je ne veux pas parler.


 

Mais il y a aussi des clients plus humains. Une jeune marocaine est venue à Chypre comme sommelière. Au lieu de cela on l’a enfermée dans un cabaret. Elle a eu de la chance : Elle a rencontré un client qui comprenait un peu l’arabe car il avait travaillé en Lybie. Il l’a achetée et l’a amenée au refuge du père Savas. Il est clair qu’il y a des clients de toutes sortes.


 

Mais tous ceux qui achètent des femmes auprès de ceux qui les vendent sont complices du commerce criminel qui s’appelle «traficking».


 

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